Sois le changement que tu veux voir dans le monde…

Gandhi

La sophrologie et le développement personnel peuvent-ils changer le monde ? C’est ce en quoi je crois. Une société est composée d’individus, nous. Et qu’on le veuille ou non, nous avons un rôle à jouer dans ce qu’il se passe sur cette planète. J’ai longtemps cru aux idées révolutionnaires, à l’élan d’un peuple qui se rebiffe contre “les puissants”. J’ai vite déchanté. Tout d’abord, parce que “le peuple” est un concept flou, où se mêlent des individus en apparence unis derrière une cause. Mais en coulisse, ces mêmes individus ne voient pas forcément les choses de la même façon. Même au sein de groupes “militants”, la zizanie règne (je dis ça en connaissance de cause… lire mon article sur Le burn-out du militant).

Sortir de la dualité

Deuxièmement, parce que les combats militants se résument à créer encore et toujours de la division. C’est une vision binaire du monde où il y a les gentils d’un côté (nous) et les méchants de l’autre. Et selon nos convictions, nous sommes tous les méchants de quelqu’un d’autre : chasseurs vs écolo, capitalistes vs socialistes, patrons vs salariés etc etc… Cette posture de pensée a pour effet principal de couper le dialogue, et de nous opposer continuellement à ce qui ne rentre pas dans notre cadre.

La tyrannie des convictions

Au final, se battre pour des idées, cela revient à agir en tyran. Le fonctionnement politique des sociétés dites démocratiques repose encore sur le principe du “J’ai raison, tu as tort”. Si je suis au “pouvoir”, je fais tout pour conserver ma place. Si je suis dans “l’opposition”, je fais tout pour prendre ta place. Nous sommes régis pas un principe de compétition qui nous fait osciller d’un camp à l’autre, et force est de constater que les choses ne s’améliorent pas pour la planète et les humains. Selon le camp qui “domine”, certaines personnes sont plus ou moins satisfaites. Mais c’est toujours au détriment des “autres”. Et ce mécanisme sévit également dans la sphère professionnelle, privée, à l’école. Tout ceci est générateur de souffrances qui prennent des proportions invivables pour certains.

Les émotions nous font perdre la raison

Pourquoi le monde fonctionne-t-il ainsi ? Parce que nous sommes physiologiquement programmés pour lutter les uns contres les autres. L’évolution de notre cerveau nous a récemment permis d’acquérir un fabuleux outil, le néo-cortex. Il est le siège de nos pensées rationnelles, de la sagesse, de la coopération et de la bienveillance. Mais il est encore jeune (1,5 millions d’années). A ses côtés, notre cerveau limbique, siège de nos émotions, pilote encore nos comportements, fort de ses 150 millions d’années d’expérience. Nous agissons et réagissons en fonction de notre peur viscérale de perdre notre territoire (nos idées, nos croyances, notre façon de voir le monde). Notre corps croit encore que perdre notre “territoire”, notre poste, notre pouvoir, équivaut à la mort. C’était vrai il y a encore quelques siècles. Mais aujourd’hui, la survie de notre espèce et de la planète vient du fait que nos luttes permanentes est en train de détruire notre bien commun à tous. Et ça, c’est le vrai problème…

La sophrologie au service du collectif

Alors quelles options nous sont offertes ?

1- Fermer les yeux et continuer à courir après je ne sais quoi, pour oublier le péril qui nous guette tous, capitalistes, socialistes, blancs, noirs, femmes, hommes, salariés, patrons, bobos, chasseurs…

2- Continuer à entretenir une énergie de dualité, en s’engageant dans des dynamiques qui cultivent le rejet voire la haine de ceux qui ne pensent pas comme nous.

3 – Se prendre en main, apprendre à se connaître et sortir de la spirale émotionnelle de la lutte destructrice.

Vous l’aurez compris, c’est la troisième option qui me séduit le plus…

Apprendre à fonctionner différemment grâce à la sophrologie

En quoi la sophrologie et les autres techniques de développement personnel peuvent aider à évoluer différemment, dans l’espoir de créer un monde meilleur ?

En permettant tout d’abord une connaissance de la psyché humaine et de soi : “Connais toi toi-même, et tu connaîtras l’univers et les dieux”.

Apprendre à gérer ses émotions fait baisser l’activité de nos émotions liées aux peurs inconscientes qui nous animent et nous pilotent. Cela crée un espace de paix intérieur, préalable essentiel pour ne pas rentrer en “réaction” permanente à tout ce que l’on lit, entend, croit. La sophrologie nous aide à nous brancher sur le cerveau du coeur, celui qui est ouvert au dialogue et à la compréhension de l’autre. Comprendre ne veut pas dire accepter. Mais cela permet de maintenir un lien constructif.

Juger, c’est de toute évidence ne pas comprendre, puisque si l’on comprenait, on ne pourrait pas juger.

André Malraux

Alors si comme moi, vous êtes convaincus que changer le monde passe avant tout par transformer notre propre fonctionnement individuel, je serai ravie de vous accompagner en coaching individuel ou en formation.